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En lutte (11) Luttes et conflits : Contre mes ennemis

[jeudi 30 juin 2011 01:00]

En lutte (10) Luttes et conflits : Contre mes ennemis

par André BOST

« Le soir, le matin et à midi, je soupire et je gémis. Et Il entendra ma voix. Il me délivrera de leur approche et me rendra la paix. »
Psaume 55.18

« Mon Dieu, gardez-moi de mes amis ! Quant à mes ennemis, je m'en charge » ironisait Voltaire. Les textes bibliques disent plutôt le contraire : « Seigneur, sauve-nous de nos ennemis ! » « Que Dieu se montre seulement, et l'on verra soudainement abandonner la place » (Psaume 68).

Lors de la conquête de Canaan, les ennemis attaquent le peuple, s'opposent, pense-t-on, à l'alliance de Dieu ; ce sont des ennemis pilleurs de récoltes, de troupeaux (Juges 6), de femmes, d'enfants (I Samuel 30), des ennemis oppresseurs (comme du temps de l'Egypte), rusés (« sa bouche est plus douce que la crème, mais la guerre est dans son cœur », Psaume 55), des railleurs qui se moquent de ma foi (Psaume 74), méchants, impies... ! Le peuple n'hésitait pas à rendre les coups (comme par exemple Josué ou David et les Philistins, I Samuel 23).
Qui sont ces ennemis ? le diable (lion rugissant !), la tentation, l'injustice, les soucis, la maladie, la mort : « Délivre-moi Seigneur ». Oui, mais il s'agit aussi de vrais ennemis. Dans les livres de Josué, dans les psaumes, dans les textes prophétiques, les auteurs se sentent assiégés, cernés de toutes parts, menacés.
Avez-vous des ennemis ? héréditaires (anglais, allemands...) ? ou voisins avec lesquels on est fâché de père en fils ? Fâcheries, cicatrices de la guerre ; ennemis en affaires, concurrents... ? Oui, nous avons des ennemis. Et sans aller jusqu'au coup de fusil, on se contente d'empoisonner leurs chiens. Au Cameroun, un responsable d'Eglise disait : « Je ne laisse jamais mes enfants seuls dans mon village, j'ai peur que quelqu'un les empoisonne ! »
Ici, en général, on se retient ! A cause de la loi, ou à cause de Jésus qui dit « Aimez-vos ennemis ». Mais…

Vibrant appel au secours
Qu'est-ce qui a changé depuis 3 000 ans ? Rien ? Si, avec un changement notable dans les psaumes : on appelle Dieu au secours. On attend de lui des châtiments terribles sur les ennemis. « Casse-leur la tête, brise-leur les dents ! Fais-les descendre vivants dans la fosse. Que les chiens les dévorent ! » (Psaume 68).
Mais on ne se venge pas soi-même : on demande à Dieu d'intervenir ! Enorme progrès de société et de civilisation ! Il y eut la vengeance puis le talion ; après le talion, l'appel à l'intervention de Dieu, même si elle est rude. Puis, ce fut la parole de Jésus : « Aimez vos ennemis » (déjà Proverbes 25.21 disait : « Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger »).
Et puis enfin, le chemin de la réconciliation : « Pardonne-nous comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». « Nous étions ennemis de Dieu : par la mort de son fils, Jésus, nous avons été réconciliés avec Dieu et devenons des réconciliateurs » (II Corinthiens 18).

Réconciliation pour tous
Thème très important en politique mondiale : c'est en vue de la réconciliation et de la paix qu'a été créée l'Union européenne ! Réconciliations nécessaires en Afrique du Sud après l'Apartheid, au Rwanda ou à Madagascar après les massacres, en Algérie après la guerre civile… Réconciliation souvent très difficile au niveau personnel !
La réconciliation avec Dieu nous entraîne sur ce chemin de réconciliation avec nos ennemis !

© Réveil - Lire la Bible - été 2011